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Maladies à Éviction en Crèche : la Liste Complète

Table des matières

    Votre enfant est malade et vous vous posez la question : peut-il aller à la crèche ? Quelles sont les maladies qui imposent de le garder à la maison ? La règle est-elle la même pour un simple rhume et pour la rougeole ? Ces interrogations font partie du suivi médical enfant habituel.

    Il existe une liste officielle de maladies contagieuses qui nécessitent une éviction de la collectivité pour protéger les autres enfants. Cet article vous donne la liste complète et à jour des 11 maladies à éviction obligatoire en crèche et vous explique clairement les règles à suivre.

    Tableau Récapitulatif : Les 11 Maladies à Éviction Obligatoire en Crèche

    Pour faire simple, voici la liste des 11 infections qui imposent une éviction de la crèche, selon les recommandations officielles de l’Assurance Maladie et du Haut Conseil de la Santé Publique. Tout est résumé ici pour que vous ayez une réponse rapide.

    Maladie Durée d’Éviction Officielle Type d’Infection Mode de Transmission
    Angine à streptocoque 2 jours après le début du traitement antibiotique Bactérienne Gouttelettes (toux, éternuements)
    Coqueluche 5 jours après le début du traitement antibiotique Bactérienne Gouttelettes (toux)
    Hépatite A 10 jours après le début des signes (ictère/jaunisse) Virale Mains sales, aliments/eau contaminés
    Impétigo 3 jours après le début des antibiotiques (si lésions peu étendues et couvertes) Bactérienne Contact direct avec les lésions
    Infections invasives à Méningocoque Jusqu’à guérison clinique et avis médical Bactérienne Gouttelettes (salive)
    Oreillons 9 jours après le début du gonflement des glandes salivaires Virale Gouttelettes (salive)
    Rougeole 5 jours après le début de l’éruption cutanée Virale Gouttelettes (toux, éternuements)
    Scarlatine 2 jours après le début du traitement antibiotique Bactérienne Gouttelettes (toux, éternuements)
    Tuberculose Jusqu’à obtention d’un certificat médical de non-contagiosité Bactérienne Gouttelettes (toux)
    Gastro-entérite à E. Coli (entérohémorragique) Jusqu’à 2 tests de selles négatifs Bactérienne Mains sales, aliments contaminés
    Gastro-entérite à Shigelles Jusqu’à 2 tests de selles négatifs Bactérienne Mains sales, contact direct

    Analyse Détaillée des Maladies par Catégorie

    Maintenant que vous avez la liste sous les yeux, regardons de plus près pourquoi ces maladies infectieuses sont sous surveillance. On peut les classer en plusieurs grands groupes selon leur mode de transmission ou les symptômes qu’elles provoquent chez les enfants.

    Infections respiratoires (Coqueluche, Tuberculose, Rougeole, Oreillons)

    Ces maladies se transmettent très facilement par les voies aériennes, comme la toux ou les éternuements. C’est pour ça qu’elles sont particulièrement redoutées en collectivité.

    • La coqueluche est une infection bactérienne très contagieuse qui provoque de fortes quintes de toux. L’éviction est fixée à 5 jours après le début de l’antibiothérapie, car le traitement réduit vite la contagion.
    • La tuberculose est plus rare mais grave. Le retour de l’enfant en crèche dépend d’un avis médical strict confirmant qu’il n’est plus contagieux.
    • La rougeole et les oreillons sont des maladies virales contre lesquelles il existe un vaccin (le ROR). La rougeole est extrêmement contagieuse et l’éviction dure 5 jours après le début de l’éruption des boutons. Pour les oreillons, c’est 9 jours après le gonflement des joues.

    Infections cutanées (Scarlatine, Impétigo)

    Ici, la transmission se fait principalement par contact direct avec la peau ou les lésions. L’hygiène des mains est donc la clé.

    La scarlatine est causée par la même bactérie que l’angine à streptocoque. Elle donne une éruption cutanée et une langue framboisée. Le retour est possible 48 heures après le début du traitement antibiotique.

    L’impétigo est une infection bactérienne de la peau qui cause des croûtes jaunâtres. Si les lésions sont peu étendues et peuvent être couvertes par un pansement, l’enfant peut revenir 3 jours après le début du traitement. Sinon, il faut attendre la guérison complète.

    Infections bactériennes spécifiques (Angine à streptocoque, Méningocoque)

    Ces infections bactériennes sont prises très au sérieux à cause de leurs complications possibles.

    L’angine à streptocoque est la seule angine qui justifie une éviction. Les angines virales, beaucoup plus fréquentes, n’en nécessitent pas. L’enfant peut retourner en crèche 2 jours après le début des antibiotiques.

    Attention aux infections invasives à méningocoque. Il s’agit d’une urgence médicale (méningite). L’éviction dure jusqu’à la guérison complète et l’enfant ne peut revenir qu’avec un avis médical formel. C’est un cas grave qui demande une réaction rapide.

    Infections digestives (Hépatite A, Gastro-entérites à E. Coli / Shigelles)

    Ces maladies se transmettent par voie « féco-orale », c’est-à-dire par des mains mal lavées après être allé aux toilettes ou par de l’eau ou des aliments contaminés. La prévention passe par un lavage des mains rigoureux.

    L’hépatite A est une infection virale du foie. L’enfant est contagieux avant même les symptômes. L’éviction est de 10 jours après l’apparition de la jaunisse.

    Pour la gastro-entérite, la plupart des cas ne nécessitent pas d’éviction. Mais deux bactéries spécifiques l’imposent :

    • Escherichia coli (E. coli) de type entérohémorragique.
    • Les Shigelles (provoquant la shigellose).

    Dans ces deux cas, l’enfant doit rester à la maison jusqu’à ce que deux analyses de selles successives soient négatives. C’est une mesure stricte pour éviter une épidémie.

    Et pour les autres maladies ? Les cas courants SANS éviction obligatoire

    Beaucoup de parents s’inquiètent pour des maladies très fréquentes qui, pourtant, ne figurent pas sur la liste officielle. Dans ces cas, il n’y a pas d’éviction obligatoire d’un point de vue légal.

    Cependant, la règle principale est le bon sens et le confort de l’enfant. Si votre enfant a une forte fièvre, se sent mal ou pleure beaucoup, il sera mieux à la maison, même si sa maladie n’impose pas d’éviction.

    La règle non-écrite : une crèche peut refuser un enfant si son état général ne lui permet pas de participer aux activités de la journée (fièvre supérieure à 38.5°C, fatigue intense, douleurs).

    Voici les maladies courantes qui ne nécessitent pas une éviction systématique :

    • La varicelle : L’éviction n’est plus obligatoire. L’enfant est déjà contagieux 2 jours avant l’apparition des boutons. Il peut aller en crèche s’il se sent bien.
    • La rhinopharyngite (le rhume) : Pas d’éviction. Sinon, les crèches seraient vides une bonne partie de l’année.
    • La conjonctivite : L’éviction n’est pas obligatoire sauf si elle est très purulente et que l’œil ne peut pas être nettoyé régulièrement. Un traitement local est souvent suffisant.
    • Le syndrome pieds-mains-bouche : Cette infection virale est très courante et généralement bénigne. Pas d’éviction obligatoire, car la contagion a lieu avant les symptômes.

    Le Retour en Crèche : Avis Médical et Rôle des Antibiotiques

    Pour les 11 maladies de la liste, le retour en collectivité se fait après une durée précise ou sur avis médical. Un médecin doit confirmer que l’enfant n’est plus contagieux.

    Dans certains cas, comme la tuberculose, un certificat de non-contagiosité est indispensable. Pour d’autres, le respect de la durée d’éviction après le début du traitement suffit. Il est toujours conseillé de demander l’avis de votre médecin.

    Attention, une ordonnance d’antibiotiques ne signifie pas que votre enfant peut retourner à la crèche immédiatement. La plupart des antibiotiques mettent 24 à 48 heures pour réduire la contagiosité. C’est pour cette raison que les durées d’éviction sont souvent de 2 ou 3 jours après le début du traitement.

    Prévention : Les Gestes Essentiels pour Limiter la Contagion en Collectivité

    La crèche est par définition un lieu où les microbes circulent. Pour limiter la transmission des maladies infectieuses, des gestes simples mais efficaces sont appliqués par le personnel et doivent être connus des parents.

    • Le lavage des mains : C’est la mesure la plus importante. Il doit être fait très régulièrement par les enfants et les adultes (après avoir mouché un enfant, avant les repas, après le change…).
    • Le nettoyage des surfaces et des jouets : Les objets manipulés par les enfants sont des nids à microbes et doivent être désinfectés souvent.
    • L’aération des locaux : Ouvrir les fenêtres plusieurs fois par jour aide à renouveler l’air et à diminuer la concentration des virus.
    • Le respect du calendrier vaccinal : La vaccination est la meilleure protection contre des maladies graves comme la rougeole, la coqueluche ou les infections à méningocoque.

    FAQ – Foire Aux Questions

    La varicelle nécessite-t-elle une éviction de la crèche ?

    Non, l’éviction pour la varicelle n’est plus obligatoire en France. La contagion a lieu avant l’éruption des boutons, donc isoler l’enfant une fois malade n’empêche pas la propagation du virus. Le retour est possible dès que l’état général de l’enfant le permet.

    Faut-il obligatoirement un certificat médical pour le retour de l’enfant ?

    Cela dépend de la maladie et du règlement intérieur de la crèche. Pour les maladies graves comme les infections invasives à méningocoque ou la tuberculose, un certificat est indispensable. Pour une angine à streptocoque, le respect des 48h de traitement est souvent suffisant. Dans le doute, demandez à la direction de la crèche.

    Mon enfant a juste de la fièvre, doit-il rester à la maison ?

    Une fièvre isolée ne figure pas sur la liste des maladies à éviction obligatoire. Cependant, la plupart des crèches ont un protocole interne qui stipule qu’un enfant avec une fièvre supérieure à 38,5°C ne peut pas être accueilli, car son état nécessite une surveillance particulière et il n’est pas en forme pour la vie en collectivité.

    Qu’en est-il du COVID-19 aujourd’hui ?

    Les règles concernant le COVID-19 ont beaucoup évolué. Actuellement, l’isolement systématique des cas positifs n’est plus requis. Comme pour les autres infections respiratoires (grippe, rhume), il est recommandé de garder l’enfant à la maison s’il se sent mal et de respecter les gestes barrières.

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    Par Julien

    Expert en gestion du diabète et technologies médicales. Passionné par l'accompagnement des patients dans leur suivi quotidien.

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